L’apprenti parfumeur… qui sentait le doute.

Vous êtes déjà sorti avec un gars qui sent le patchouli… mais dont le regard pue le malaise ?

Bienvenue dans mon speed-dating du jour.

Le lieu ? Un bar à cocktails un peu cheap, lumière tamisée comme une mauvaise idée, tables collées comme du vieux chewing-gum.

On est censés se parler pendant 7 minutes, mais chaque seconde ressemble à un éternuement olfactif : parfum bon marché et sueur timide mélangés dans un nuage dégueu.

Je pose mon carnet sur la table, chronomètre prêt à faire tic-tac.

Test fétiche : « Si tu étais un cocktail, tu serais quoi ? »

Ça révèle tout. Ou rien.

Premier round : il s’appelle… enfin, je crois que c’est Julien.

En vérité, je l’ai appelé Jean trois fois. Classique.

Il a un rire nerveux, genre « je raconte une blague, mais j’en suis pas sûr ».

Il sort un flacon de parfum miniature, me fait sentir.

« C’est mon apprentissage, je suis apprenti parfumeur. »

Cool. Je m’attends à un truc classe.

Ça sent l’herbe mouillée, ou peut-être le doute.

Il rougit, bafouille, je sens qu’il voudrait s’éclipser à l’instant.

Je souris, je joue le jeu.

Puis je lance mon test : « Et si on devait créer un parfum avec ton caractère, ça s’appellerait comment ? »

Il rigole, un peu nerveux, « Euh… Mystère incertain ? »

Je note ça. Ça sonne comme mon dernier date foiré.

En transition, je me rappelle un flashback :

« Il a cité sa mère à la troisième phrase… record battu. »

Dans une ambiance de légèreté et d’excitation, chaque mot prononcé semble résonner comme un défi. La compétition amicale entre amis fait monter la pression. On ne peut s’empêcher de se moquer des petites anecdotes qui émergent, comme celle de la mère mentionnée si rapidement. Cela rappelle à quel point les histoires personnelles peuvent enrichir une simple soirée, tout comme dans l’article où un livreur de sushis a transformé une soirée ordinaire en un moment inoubliable.

Alors que les rires fusent et que les souvenirs refont surface, chaque participant se prépare à révéler une nouvelle facette de sa personnalité. C’est dans cette ambiance que Lola, consciente de l’enjeu, se ressource. Elle change de rouge à lèvres et se répète son mantra : « Ne t’emballe pas, Lola. C’est juste un jeu de 7 minutes. » La tension monte, et l’excitation devient palpable. Quelle surprise réserveront ces prochaines minutes ?

Je change de rouge à lèvres, chuchote mon mantra : « Ne t’emballe pas, Lola. C’est juste un jeu de 7 minutes. »

Le suivant est un banquier.

Il sort un tableau Excel sur son téléphone.

Je ris pour moi-même, cachée derrière mon mojito sucré.

Lumière clignotante, chaise bancale, je sens que ce n’est pas mon soir.

Puis vient l’étrangeté.

Un siège vide.

Personne en face.

Je me parle à moi-même.

« Alors, Lola, tu paries combien qu’il va arriver dans les 30 prochaines secondes ? »

Le silence répond.

Je regarde par la fenêtre.

Pluie fine colle aux vitres, le monde dehors s’efface en flou.

Je me surprends à penser, court et dur :

Je doute.

Le chronomètre sonne.

Je range mon carnet.

La soirée continue, mais je sens que celle-ci, elle est à part.

Le parfum reste, le doute aussi.

Je vous raconterai la suite bientôt.

Entre éclats de rires manqués et silences lourds, la vérité du speed dating s’écrit parfois dans l’attente.