7 minutes de slam amoureux : poème ou cauchemar ?

Vous pensez que 7 minutes, c’est le temps d’un slam amoureux ou le chrono d’un cauchemar ? Moi, je vous dis : c’est surtout assez long pour se perdre dans un regard… ou dans un silence gênant.

Le bar sent le citron vert et le parfum bon marché, un mélange qui me fait froncer le nez. Lumière tamisée, tables entassées comme des sardines, impossible d’éviter la chaise qui grince dès que je bouge. À côté, un type me lance un sourire trop large, genre « je vais te réciter mes poèmes ». Ah, romantique collant, mon vieux, je sens venir la catastrophe.

Il commence fort : « Tu sais, l’amour, c’est comme un feu d’artifice. » Moi, je réponds avec mon arme fatale, la question-test : « Si tu étais un cocktail, tu serais quoi ? » Il hésite, puis balance un « mojito », et là, je sais que ça va être long. Trop long.

⏱ Premier minute, je note dans mon carnet : « Poète en herbe ou serial lover ? À suivre. »

Puis il enchaîne avec un slam improvisé, voix tremblante, gestes grandiloquents. Je rigole nerveusement, goût sucré du mojito qui me remonte à la tête. Le temps s’étire. Je me surprends à regarder l’horloge sur mon téléphone, espérant que la cloche sonne vite.

Flashback :

« Tu préfères les chats ou ta liberté ? » Cette phrase, c’était lui, le dernier date qui m’a fait fuir.

Je secoue la tête. Pas question de revivre ça.

Dans un moment de tension palpable, le souvenir d’une soirée désastreuse refait surface. Les échos d’un rendez-vous manqué résonnent encore, me rappelant que parfois, le destin peut être aussi imprévisible qu’un livreur de sushis qui arrive à la rescousse. Cette expérience m’a appris que les petites surprises de la vie, comme celles évoquées dans l’article Dernière table, dernier espoir, peuvent transformer une situation potentiellement catastrophique en un souvenir mémorable. Je me concentre sur l’instant présent, cherchant à me libérer des pensées intrusives qui m’assaillent.

Alors que la cloche sonne enfin, une bouffée d’adrénaline me propulse. Je réalise que chaque minute compte, et ce mantra, « 7 minutes, pas une de plus », résonne en moi. En quête d’équilibre, je repense à la sagesse du yogi qui m’a proposé de respirer nos chakras synchrones, une méthode qui pourrait m’aider à recentrer mes pensées. L’importance de ces moments de concentration ne doit jamais être sous-estimée. Peut-être que la clé réside dans l’acceptation des imprévus et dans la capacité à saisir chaque opportunité qui se présente.

La cloche sonne enfin. Je m’échappe comme une voleuse. Mon mantra chuchoté : « 7 minutes, pas une de plus. »

Une autre fois, sous un rooftop venteux, je tombe sur un geek lunaire qui parle en jargon informatique. Son humour ? Un bug. Je souris poliment, mais mes yeux cherchent la sortie. La brise rafraîchit mes pensées embrouillées. Je me surprends à me parler à moi-même, faute d’interlocuteur.

Une fois, c’est pire : je me fais ghoster en direct. Il regarde son téléphone, zappe ma question, puis s’évapore dans la foule comme un fantôme. La chaise devient mon seul allié. Je prends une gorgée de spritz, hallucine un instant qu’il me parle encore. Silence.

Parfois, un compliment bizarre me laisse bouche bée. « Tes yeux ont la couleur du ketchup », m’a-t-on soufflé une fois. Je rigole, mais à l’intérieur, je me demande si je ne devrais pas changer de bar.

Ce soir, c’est un humoriste raté. Blagues plates, rires forcés. Le mojito me fait tourner la tête. Je sens la lumière clignoter, la chaise se dérober sous moi. Je me dis : « Pourquoi je fais ça encore ? » Une phrase courte qui cogne.

Je relève la tête. Un SMS s’affiche : « On se voit demain ? » Mon cœur rate un battement. La cloche sonne, la session est finie. Je range mon carnet, change de rouge à lèvres, prête à affronter la prochaine table.

Le brouillard s’installe sur les quais, et moi, je reste là, suspendue entre poème et cauchemar.

La suite bientôt. Vous voulez savoir ?